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1942 *
* * Comment Léon Degrelle essaya de
recruter des S.S. parmi les P.G. ![]() Léon Degrelle Lettre envoyée à des
prisonniers de guerre par Léon Degrelle * *
* A nos Camarades
Rexistes des Stalags et des Oflags avec le salut des Légionnaires du front
russe. Chers Camarades,
Depuis un an, vous suivez de loin l'épopée que des centaines de vos
compatriotes écrivent, avec leur sang, au front antibolcheviste. Moi qui ai
conduit là-bas les légionnaires, je vous en parle en connaissance de cause ; ce
qu'ils ont fait est magnifique. Grâce à eux, désormais, notre pays est l'objet
tout le long du front de l'Est, d'émouvants témoignages d'admiration. En vrais
Wallons, débrouillards, toujours de bonne humeur, ils ont mené victorieusement les
plus durs combats. Pourtant, leur odyssée était pleine de risques. On les
regardait, à l'arrivée, avec un certain scepticisme. Maintenant, la popularité
des Wallons, au front, est légendaire. « Nous savons, a déclaré un des
chefs de l'Armée Allemande, nous savons que là où est le Bataillon Wallon
nous pouvons être sans soucis. Leur bravoure tenace et joyeuse a fait
mille fois plus pour l'avenir de notre pays que les parlottes de tous
les rêveurs. »
Pourtant, pour nous, légionnaires, il y avait un gros chagrin c'était de
savoir que des milliers de nos camarades restaient prisonniers dans les Stalags
et les Oflags. Des centaines de lettres nous arrivaient des camps : « tâchez
d'obtenir que nous puissions vous rejoindre », nous écrivait-on.
Nous avons demandé vingt fois qu'on permette aux prisonniers de 1940 qui le
désirent, de rejoindre la légion. Mais le Donetz,
c'est loin. Rien ne s'arrangeait. C'est pourquoi, Chers Camarades, devant la
chaleur et le nombre de vos demandes, j'ai fait un bond jusqu'à Berlin, par avion.
Je retourne rejoindre mes camarades. Mais le but est atteint.
VOUS ALLEZ POUVOIR, si le cœur vous en dit, NOUS RETROUVER EN RUSSIE,
vivre avec nous cette aventure prodigieuse. Je ne voudrais pas évidemment, faire
près de vous de la « propagande ». Nous sommes des soldats. Et au front, seul l'EXEMPLE
est une propagande. Sachez seulement que nous connaissons, là-bas, les jours
les plus beaux, les plus exaltants de notre vie, ayant tous le même idéal,
formant une équipe fraternelle, parcourant un pays immense, culbutant l'ennemi
acharné de notre civilisation et de notre foi. Alors, Chers Camarades, voilà :
si le cœur vous en dit, la Légion vous attend, à bras ouverts.
Ayant été prisonnier moi-même en 1940, je comprends que le cœur vous
pèse en pensant au pays. Partir du Stalag ou de l'Oflag en Russie, directement,
vous serait dur. Aussi, j'ai discuté de la question, et voilà ce qui a été
entendu.
Les camarades des Oflags et des Stalags qui désirent rejoindre la Légion,
iront d'abord faire une période de quelques semaines de réadaptation militaire
dans le camp magnifique où nous avons fait notre instruction. Une fois rôdés,
ils auront UN CONGÉ DE PLUSIEURS SEMAINES EN BELGIQUE, avant de nous rejoindre
en Russie. Ils pourront ainsi embrasser les leurs, connaître à nouveau les
joies de la maison avant de suivre l'appel de leur idéal et du devoir
patriotique.
Peut-être arriverez-vous, Chers Camarades, à la dernière minute, pour
les ultimes soubresauts de la bête soviétique : mais enfin, vous aurez été des
nôtres, nous nous serons retrouvés et, fraternellement, nous rentrerons
vainqueurs pour rebâtir avec vigueur notre chère patrie !
Quelques petites remarques : 1. – Le SERMENT. C'est pour notre pays que nous luttons en Russie.
L’Autorité Allemande a demandé en haut lieu à Bruxelles si le serment de
fidélité au Roi était compatible avec le serment de la Légion et le serment au
Führer, chef des Armées Européennes. La réponse a été AFFIRMATIVE. Donc, pas de soucis ni de scrupules à avoir
à ce sujet. D'ailleurs, les anciens de l'Ecole Militaire
connaissent suffisamment le Kommandeur de la Légion,
un homme admirable de droiture et de sens patriotique, le lieutenant Lucien
LIPPERT, un Arlonais, devenu Capitaine au front et
décoré de la Croix de Fer, comme cinquante-deux de ses camarades de combat. 2. – Les GRADES. L'équivalence est accordée en principe. Le
commandement, à tous les échelons, est assuré UNIQUEMENT par nos compatriotes. 3. – La SOLDE. La même qu'à l'armée allemande, c'est-à-dire
que c'est TRES bien. Le traitement des officiers est, lui aussi, de très loin
supérieur à celui de l'armée belge. De plus, les familles des légionnaires
jouissent de nombreux avantages : ravitaillement assuré et notablement amplifié
: charbon, vacances gratuites pour les enfants et les mères, etc. 4. – La NOURRITURE. Très copieuse : 600 à
700 gr. de pain par jour et 120 gr, de viande, beurre, fromages, confitures,
cigarettes, etc. C'est absolument sans comparaison avec ce qu'on connaît à l'arrière. Evidemment, Chers Camarades, ce n'est pas
pour cela que vous viendrez. Mais ce sont des détails qu'il faut tout de même connaître
afin de ne pas avoir l'impression d'aller à l'inconnu. Là-dessus, décidez-vous bien à votre aise. Si
l'ennui vous pèse au camp, si la terrible inaction du prisonnier vous déchire
l'âme, si la passion de la patrie vous anime, allez ! FRANCHISSEZ CETTE PORTE
DU CAMP ! Et venez nous rejoindre près des terres immenses et des cieux si
vastes qui nous voient avancer joyeux, fiers de vivre, de conquérir, de
représenter glorieusement notre peuple ! SANS LA LÉGION NOTRE PAYS SERAIT DÉFINITIVEMENT
OUBLIÉ. Grâce à la Légion, son nom sacré est à nouveau répété partout avec
ferveur et admiration. Nous rejoindre, C'EST ÊTRE LA PATRIE
VIVANTE, c'est former avec nous l'armée de FER qui, demain, à la victoire,
rentrera chez nous mater la canaille et construire l'Etat fort dont nous rêvions
tous, l'Etat propre, l'Etat juste, où les élites auront des tâches nobles, où
les compétences pourront servir, et où le peuple – notre peuple, si courageux
et si noble – trouvera, enfin, la
justice sociale, le bien-être et le respect. C'est tout cela que la Légion fait et
prépare, besogne merveilleuse, qui nous remplit d'une joie et d'une fierté sans
bornes ! Nos rangs, Chers Camarades des Stalags et
des Oflags, vous seront ouverts. Vos vieux « copains » de jadis vous attendent !
Et avec quelle fraternelle impatience ! A bientôt, les amis ! Je vous envoie le
salut vibrant et affectueux de la Légion. (s.) L. DEGRELLE. * * * Après reproduction de ce texte dans
la presse P.G. de l'après-guerre, Eugène Dedoyard
qui, jusqu'à son dernier souffle, défendit – et comment ! – la cause
P.G., et dont nous saluons, reconnaissants, respectueusement, la mémoire, le
fit suivre de quelques commentaires opportuns.
Je suppose que vous avez lu attentivement cette lettre, et surtout que dans
vos pensées vous vous êtes remémorés l'époque où elle est parvenue à ses destinataires
et les conditions dans lesquelles nous vivions à ce moment-là.
Réfléchissez quelques instants : nous sommes en 1942, l'armée allemande
remporte victoires sur victoires en URSS et arrive au Caucase ; l'armée italienne,
puissamment aidée par l'Afrika Korps,
enfonce les Alliés en Lybie (El Alamein) et les Japonais,
depuis Pearl-Harbour, sont les maîtres en Extrême Orient.
Et nous, dans nos Stalags, nos Oflags et Kommandos,
nous ne voyons pratiquement aucun bombardement aérien allié sur l'Allemagne car,
à cette époque, ils sont encore très limités. C'est le moment le plus tragique
et le plus pénible de notre captivité que nous subissons déjà depuis plus de deux
ans. Ne l'oublions pas ! Vraiment, tout avait été psychologiquement
étudié pour nous persuader de rejoindre cette fameuse Légion Wallonne créée par
le « Fou-Rex ».
Malgré ces répugnantes avances, l'appel de Degrelle ne sera qu'un coup
de sabre dans l'eau.
Quelques malheureux prisonniers de guerre céderont mais la masse des
P.G. réagira contre elles avec vigueur. Et dire, chers amis, que cet infâme
individu a fêté, le 2 janvier 1982, dans une salle de Barcelone, le 49ème
anniversaire de l'arrivée d'Hitler au pouvoir !!! S'est
empressé de nous transmettre ce précieux document : Marcel Woillard Président section
EN.A.P.G. Jodoigne. Tiré du livre :
Fernand Gilles, 1945 (il y a 50 ans) : (Kriegsgefangener
/ Prisonnier de guerre), La fin d’un symbole, page 65 |